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Petites phrases...

Les Rencontres - suite !

Même s’il est parfaitement utopique de vouloir retranscrire la richesse des échanges de ces deux journées de rencontres, voici quelques petites phrases qui feront écho dans l’esprit des participants, et qui peut-être susciteront des débuts de réflexion pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’être présents.

 Michel Issaly, président des VIF

 Une partie des réponses aux questions que vous vous posez sont chez d’autres vignerons.

Pour progresser, il faut s’ouvrir aux autres.

 Michel Chapoutier, vigneron-négociant en Vallée du Rhône et ailleurs...

 Vendre, c’est donner envie d’acheter.

 Plus les chinois planteront de vignes, plus nous vendrons de vin là-bas, car c’est eux qui transformeront les chinois buveurs d’alcool en buveurs de vins.

 Il faut dire aux clients que l’on n’a pas besoin d’être gynéco pour faire l’amour, et donc que l’on n’a pas besoin d’être œnologue pour déguster un vin. Si les gens pensent que le vin est une affaire de spécialistes, on est mort.

 Il faut chercher son goût et pas celui de quelqu’un d’autre, il ne faut jamais se mentir sur la qualité de ce que l’on fait.

 Les clefs de la réussite ? De l’inconscience, du rêve et une recherche permanente de la qualité.

 On juge la qualité d’un vigneron à la diversité de sa cave personnelle.

 Henry Marionnet, vigneron en Touraine

 Considérez vos vins comme vos enfants. Faites les meilleurs pour les aimer toujours davantage.

 Faites partager vos vins à vos clients pour qu’ils deviennent vos amis.

 L’amour et la passion que vous vivez se ressentent, et c’est imparable.

 Nous ne vendons pas seulement du vin, mais aussi une façon de vivre, une culture, une civilisation.

 On ne fait pas faire ses enfants par les autres [NDLR : à propos des œnologues, l’enfant étant ici le vin].

David Cobbold, journaliste anglais

 Pour qu’une femme fasse un enfant, il faut un père, mais il faut parfois aussi une sage-femme [NDLR : toujours en référence aux œnologues, l’enfant étant toujours le vin].

 Antonin Iommi, blogueur, directeur de Vindicateur

 Sur internet, il faut être relayé en continu. La présence, même non commerciale, d’un vigneron, donne envide de connaître ses vins.

Internet, c’est là que ça se passe aujourd’hui, il faut y être.

 Pour ouvrir un blog, il faut avoir quelque chose à dire et ne pas avoir une démarche commerciale. Le blog d’une femme de vigneron qui parlera de sa vie, qui dira qu’elle ne voit jamais son mari etc., donnera aussi envie de les connaître par leur vin.

 Robert Joseph, journaliste anglo-saxon (Decanter)

 Sur un linéaire, c’est l’étiquette qui fait vendre la première bouteille. Le vin qui est dedans fera vendre la seconde.

 Le vin se vend essentiellement dans les linéaires des grandes surfaces, et ce sont surtout les femmes qui sont dans ces linéaires et qui choisissent les bouteilles.

 Il ne fait pas vendre ce que l’on veut vendre mais ce que les gens veulent acheter.

 Antoine Gerbelle, journaliste de la RVF

 La loi Evin a sauvé les vignerons indépendants. Sans elle ils auraient été balayés par la puissance médiatique des grands groupes.

 Jean-Christophe Crachereau, œnologue à la chambre d’agriculture de Gironde

 Un itinéraire de vinification, c’es t comme avec un GPS : d’où on part, où on va, et quel chemin on prend.

 Denis Dubourdieu, universitaire

 Les vins chers ont toujours été capables de bien vieillir, il n’y a pas de contre-exemple. Le potentiel de garde fait partie de ce qui donne de la valeur au vin. Les appellations qui ont occulté leur capacité à vieillir en communiquant sur le fait qu’on pouvait boire leurs vins jeunes ont perdu de la valeur.

 Le terroir, c’est un handicap naturel surmonté. Quand la vigne est facile à cultiver, le vin est ennuyeux à déguster.

 Le vin est la meilleure part du raisin, pour faire plaisir aux gens.

 On va vers une uniformisation des goûts alors qu’au contraire, tout l’enjeu est de se faire remarquer.

 

Trois remarques importantes :

 Les intervenants pardonneront une reformulation peut-être imparfaite, nous pensons néanmoins avoir bien restitué le sens de leurs propos.

 Ces phrases sont sorties de leur contexte et sont à prendre comme telles. Il ne s’agit pas d’affirmations péremptoires mais de quelques repères dans le fil des réflexions qui se sont tenues sur deux jours. Chez les participants, elles réveilleront toute une pensée, chez les autres, nous espérons juste qu’elles pourront vous interroger et vous faire réfléchir.

 Qu’Angelo Gaya nous pardonne son absence de ce billet, mais il a tellement subjugué son auditoire que la prise de note était impossible. Une rencontre !

Elise le 29.04.11 à 14:24 dans Evènements - Version imprimable
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Commentaires

bravo Elise !

Exactement. Bien dit !
On ne peut retranscrire l'atmosphère des Rencontres, et les "absents" ne pourront saisir la profondeur et la qualité des interventions. 
Mais quand je lis tes "notes" alors, oui, je me retrouve à Bordeaux ! 

Pour les collègues qui n'ont pas pris le temps d'y aller, je ne peux que vous inciter à réserver un petit trou dans votre emploi du temps pour l'an prochain.

J'y assistais pour la première fois, et croyez-moi ce n'est pas la dernière !

Qualité des intervenants, de l'organisation, convivialité et partage. Bref, une réunion de "famille", tiens, autre mot Elise que tu aurais pu rajouter à la liste.

Et encore mille mercis et bravos aux Bordelais qui nous ont reçus comme des rois !!!
Et quelle ambiance hier soir avec la banda ! Tout simplement EX-CEP-TIO-NNEL !!!
Alors rendez-vous dans le Vaucluse en 2012 !

Corinne - 29.04.11 à 15:06 - # - Répondre -

Genial

Très très bien Elise

Je suis d'accord, il fallait y etre car de superbes interventions, surtout en Franco/Italien !!!

La barre est haute pour le Vaucluse !!!

Syvie - 29.04.11 à 21:03 - # - Répondre -

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